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Mali : Mahmoud Dicko cassera-t-il la baraque dans son bras de fer avec les plus hautes autorités?

Le président du Haut Conseil Islamique du Mali, l’imam Mahmoud Dicko, n’entend plus croiser les bras face à certaines dérives qui portent gravement atteintes à la bonne gouvernance dans notre pays. Dans sa dynamique, l’imam Dicko était face à la presse ce mardi, 5 février 2019, dans sa mosquée Salam, sise à Badalabougou, en Commune V du District de Bamako.

Cette conférence était surtout axée sur le meeting du 10 février 2019 qui se déroulera au Stade du 26 Mars. Il ressort des explications données par l’imam Dicko que le grand meeting de ce dimanche a pour objet de demander à Dieu un climat favorable afin de limiter les violences. Il a précisé qu’il s’agit d’une journée de bénédictions afin d’implorer le pardon de Dieu pour faire arrêter le sang qui coule au Mali depuis plusieurs années. Le premier responsable du Haut Conseil Islamique  a précisé que cette journée se déroulera  sous le parrainage du Chérif de Nioro.

Cette occasion a été une opportunité pour le président du Haut Conseil Islamique de préciser ce qui suit : « Notre meeting du dimanche, 10 février 2019 au Stade du 26 Mars, sera une journée de prières, une journée de bénédictions. Une journée au cours de laquelle nous allons implorer le pardon, chercher à ce que Dieu réconcilie nos cœurs et nos esprits, pour que nous vivions ensemble comme nous avons su le faire auparavent… ». A ses dires, le Mali est une grande nation issue d’une grande civilisation. Il estime qu’il est impensable que des communautés qui ont toujours vécu ensemble depuis des siècles puissent s’entre-déchirer, s’entre-tuer aujourd’hui. « Ça sera une journée d’interpellation. La sagesse, c’est d’abord la vérité. Je suis sûr que nous avons les moyens, les ressources pour que nous puissions sortir de ce problème. Nous n’allons pas mettre le pays à feu et à sang ».

Justement, ces derniers propos de l’imam donne à réfléchir longuement. Il a précisé que ça sera une journée d’interpellation. Une journée d’interpellation de qui ? Et pourquoi ? N’est-ce pas qu’il s’agit des dysfonctionnements au niveau de la gouvernance dans notre pays ?Ce qui est sûr et certain, l’imam Dicko n’est plus dans la dynamique de rester bouche bée face à certaines situations concernant la vie de la nation. Il n’y a aucun doute que depuis l’arrivée de Soumeylou Boubèye Maïga à la tête de la Primature, le courant ne passe plus entre l’imam Mahmoud Dicko et les plus hautes autorités de notre pays. Cela s’explique par le fait que l’une des premières missions de Soumeylou a été de mettre fin à la mission de bons offices dont le président du Haut Conseil Islamique était le premier responsable. L’acte posé par le Premier ministre dans ce sens a été fait de façon floue. Jusqu’à preuve du contraire, les uns et les autres n’ont pas pu avoir des explications claires sur cette situation. Il faut préciser que depuis bien avant, le courant ne passait pas tellement entre ceux-ci, mais c’est cet acte du Premier ministre qui a surtout mis le feu aux poudres. Avec ses prises de positions à la limite radicales, les uns et les autres se posent la question suivante :le président du HCI cassera-t-il la baraque ? Ce qui est sûr et certain, les prochains jours nous édifieront.

 

Abdoulaye TRAORE

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