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Mali: Les peulhs dénoncent le massacre au centre du pays à travers un meeting à Bamako

L’Association des amis de la culture peulh Tabital Pulaaku du Mali a organisé, le samedi 26 janvier 2019, un meeting au Palais de la culture Amadou Hampaté Bah. Les peulhs ont pris massivement d’assaut la salle Banzoumana Sissoko pour exprimer leur colère face aux exactions commisses sur d’autres peulhs au centre du Mali.

Ils sont venus en rouges. Certains avaient les écharpes au cou, d’autres l’ont attachée au poignet. D’autres encore portaient des t-shirts rouges ou des chemises rouges ou encore des grand-boubou rouge.

Dans la salle, les banderoles sont accrochées partout. Sur quelques unes : « Non à la sous-traitance de la sécurité, Le sang des innocents ne doit plus jamais couler, Halte aux milices, Travailler à la cohésion sociale un impératif pour tout malien, etc. ». Sur les pancartes, tenues par certains manifestants, c’est noté : « Trop c’est trop » ou « Arrêtez le massacre ».

Dans la salle Banzoumana Sissoko, outre la présence des présidents de l’Association des amis de la culture peulh Tabital Pulaaku du Mali, Abdoul Aziz Diallo, de la Mauritanie, Daouda Samba Diallo et du Burkina Faso, Seydou Sangaré, on notait  aussi la présence de plusieurs personnalités dont le président du Haut conseil islamique du Mali, Mouhamoud Dicko, l’ancien président de l’Assemblée nationale, Aliou Nouhoum Diallo, l’ancien Premier ministre, Ousmane Youssoufi Maïga et des responsables des partis politiques, Soumaïla Cissé et Mamadou Hawa Gassama, (URD), Mountaga Tall (CNID), Oumar Mariko (SADI), Amadou Thiam (ADP-Maliba).

Pour les peulhs, c’était une journée de manifestation et d’expression de la colère face à l’immobilisme des plus hautes autorités face aux exactions au centre du Mali. C’est pourquoi ils se sont abstenus des applaudissements. « Nous sommes en deuil », a souligné le maitre de cérémonie.

Une minute de silence observée pour rendre hommage aux victimes. Des vidéos ont été projetées dans la salle sur la maltraitance et exactions commises sur les peulhs au centre du Mali et les témoins se sont succédé au pupitre pour raconter ce qui s’est passé dans leurs villages.

Abdoul Aziz Diallo, président de l’Association des amis de la culture peulh Tabital Pulaaku du Mali

Le président de l’Association des amis de la culture peulh Tabital Pulaaku du Mali, Abdoul Aziz Diallo a indiqué que cette journée de colère a été organisée pour dénoncer, proposer et exiger : « Tabital Pulaaku dénonce avec fermeté le massacre de la population innocente, s’élève avec la dernière rigueur contre l’intolérance voire l’encouragement des milices, condamne l’amalgame », a-t-il énuméré.

Et d’ajouter : « Tabital Pulaaku du Mali exige du gouvernement le désarmement sans délai de toutes les milices armés, la dissolution immédiate de la milice criminelle et terroriste Dama amasgou, la fermeture des camps d’entraînement. Nous demandons au gouvernement la fin de l’impunité dont bénéficient les auteurs des crimes, l’arrestation et la poursuite devant les juridictions compétentes des assassins et leurs complices, la fin de l’amalgame qui fait que tout peulh est un terroriste ».

Pour conclure, Abdoul Aziz Diallo a souligné qu’il est important et urgent, qu’avec cette situation au centre du Mali, le gouvernement accompagne les victimes sur le plan humanitaire et économique.

Drissa Keïta

 

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