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Mali : Les modèles ne manquent pas

À longueur de journée au Mali, on ne parle que des affaires de corruption et de détournements de deniers publics partout à travers les médias télé, radio, journaux et réseaux sociaux, au fil de nos discussions dans les grins.

Certes il faut dénoncer la corruption. Les auteurs doivent être aussi identifiés.  Les responsabilités  situées et les coupables traduits devant la justice.

Cependant, à ne parler  que de ces ogres de la République, ces personnages gargantuesques dont la  boulimie insatiable n’a d’égale que leur mépris pour leurs concitoyens, donnant ainsi l’impression à une grande majorité de Maliens, surtout aux jeunes futurs leaders de notre nation que le sens du patriotisme et du sacrifice pour le pays ne sont que de la poudre aux yeux, on en vient  à oublier  ces figures de l’ombre qui comme l’Atlas supportant à eux seuls le poids écrasant de la voûte céleste de notre pays.

Ces femmes, et hommes dont le sens de l’intérêt général, de la dignité, de l’honneur, et surtout de la responsabilité font  que le bateau Mali peut traverser la pire des tempêtes et ne jamais chavirer. Ces femmes et hommes qui ont porté le Mali dans le cœur bien avant l’avènement des réseaux sociaux, et dont le haut degré de patriotisme ne se calcule pas en nombre de j’aime et de partage sur Facebook. Leurs sacrifices et leurs parcours ne doivent pas tomber dans l’oubli, car ils sont une véritable source d’inspiration pour la jeunesse.

Parmi ces dignes fils de notre pays qui pour la plupart du temps ne reçoivent aucune reconnaissance de l’État pour service rendu figure Aïchata Dicko fonctionnaire de l’État sous Modibo Kéita ensuite sous Moussa Traoré. Tous ses collègues se souviennent d’elle comme étant une personne d’une droiture exceptionnelle, et d’un sens du devoir accompli sans égal.

Pour la petite histoire, durant toute sa carrière, Dame Dicko ne s’est jamais servie ni du stylo, ni d’un bout de papier, ni téléphone ou tout autres biens appartenant à l’État à des fins personnelles.

En ces temps de pénurie de patriotes convaincus, où il est devenu quasi impossible d’évoquer le nom d’une personnalité publique sans qu’on ne l’associe à telle ou telle affaire de corruption ou de détournement de deniers publics, glorifions ces héros de l’ombre morts ou vivants pour que la jeunesse ait une référence, et pour que la chanson de la dame puisse avoir encore tout son sens : « ceux qui meurent pour le Mali ne sont ni à pleurer ni à regretter, car ils seront morts pour une cause noble et juste ».

 

Sadia

 

 

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