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Magistrat au Mali : La grève continue malgré une trêve souhaitée par le gouvernement

La grève illimitée des magistrats  en cours au Mali depuis le 25 juillet devait normalement connaitre une trêve courant cette semaine. La question soumise à une réunion regroupant les deux syndicats grévistes, n’a malheureusement pas  connu une suite favorable et c’est une assemblée générale annoncée pour le 1er novembre qui va en décider. 

Le communiqué issu de cette réunion ayant regroupé  le mercredi 24 octobre les responsables des deux syndicats,  Syndicat Autonome de la Magistrature (SAM) et Syndicat Libre de la magistrature (Sylima), indique que «  le mot d’ordre de la  grève illimitée (reste) maintenu ». Le même document  précise que  ‘‘les syndicats continuent, en toute responsabilité, à mettre tout en œuvre pour l’atteinte des objectifs.’’ Contacté en fin de semaine dernière par Kitakuru.com, le président du Syndicat Autonome de la Magistrature (SAM), Alou  Badra Nanacassé, avait annoncé la possibilité d’aller à une trêve.  Et l’assemblée  générale reportée  au jeudi  1er novembre, devait en décider cette semaine.

Cette trêve annoncée, selon Alou  Badra  Nanacassé, est un souhait affiché du gouvernement  malien qui, dit-il, l’a fait savoir à la faveur d’une  rencontre tenue le 19 octobre entre les grévistes et leur ministre de tutelle.

Outre cette trêve demandée, faut-il le noter, le gouvernement  du Mali  qui avait annoncé le non paiement du salaire du mois  de septembre des magistrats, a fini par revenir sur sa décision remettant les grévistes dans leur droit.

L’Etat malien, par la voix du président de la République Ibrahim Boubacar Keita  (IBK),  a également annoncé  la mise à disposition des juridictions du pays  de 300  agents  des forces de sécurité d’ici la fin de l’année. Au nombre de ces 300 agents dans les juridictions du pays  122 le seront dans un ‘‘ bref délai ‘’, a aussi indiqué le président IBK le  16 octobre lors d’une rencontre avec les responsables des deux syndicats.

Par cette annonce,  le régime donne ainsi  satisfaction à l’un des deux  points de revendication des grévistes, la sécurité des magistrats, l’autre point de revendication concerne augmentation salariale de 10% que l’Etat a accordée  aux magistrats  en  févier 2016 à travers une convention qu’il peine à honorer : ‘‘L’État n’est  en mesure d’accorder aucune augmentation sur le salaire’’, a indiqué le président  IBK lors de sa raconte avec les magistrats.

 Saint Alex

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