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Insécurité au Burkina Faso : l’opposition demande la démission des ministres de la défense et de la sécurité

A l’appel du chef de file de l’opposition politique, des milliers de militants de plusieurs partis politiques et d’organisations de la société civile étaient dans les rues de Ouagadougou ce samedi 29 septembre. Ils sont sortis pour disent-ils, dénoncer la mal gouvernance et l’incapacité du gouvernement dans la lutte contre l’insécurité.

Ils sont venus des différents quartiers de la capitale burkinabè,  ces militants des partis membres du chef de file de l’opposition et de certaines organisations de la société civile pour cette marche-meeting. Avec certains de pancartes ou de banderoles sur lesquelles on pouvait lire entre autres « réconciliation nationale et pardon ou rien : l’unité nationale oblige, Rock la désillusion, on est fatigué des décorations à titre posthume », ces marcheurs sont sortis pour dénoncer ce qu’ils appellent la mal gouvernance et l’insécurité grandissante au Burkina Faso. Et pour le chef de file de l’opposition qui s’est félicité de la mobilisation, c’est la reprise des marches meeting au Burkina. Zéphirin Diabré a dressé un vrai réquisitoire du pouvoir en place. Sur la question de la sécurité, le chef de fil de l’opposition pointe un doigt sur l’incapacité du gouvernement « Notre sécurité n’est pas garantie et le territoire est envahi et menacé alors qu’en face de cela, le gouvernement est dans le tâtonnement et des improvisations. Que le Président du Faso prenne un décret pour limoger purement et simplement les deux ministres en charge de la défense et de la Sécurité ».

Zéphirin Diabré au micro entouré d’autres chefs de partis

Les partis de la majorité présidentielle avaient appelé l’opposition à surseoir à sa marche au regard de la situation nationale marquée par des attaques contre les forces de défense et de sécurité. Sur le point, l’opposition par la voix de son chef apporte des précisions « notre position est claire, quand un pays est attaqué, il a besoin de l’union sacrée de ses filles et de ses fils… Mais attention, il y’a union sacrée et union sacrée. Notre union sacrée se fait d’abord et avant tout autour des Forces de Défense et de Sécurité. Ce n’est pas pour sauver le MPP dèh… » a martelé Zéphirin qui demande que les responsabilités soient situées car pour l’opposition, le MPP (parti au pouvoir) et ses alliés ont lamentablement échoué à garantir la sécurité des burkinabè.

Sur le plan de la gouvernance économique et administrative, l’opposition est formelle et catégorique, ça ne va pas.  «Nous demandons au gouvernement qu’il montre des signes clairs pour montrer qu’il s’attaque à la corruption et au népotisme. Notre administration est politisée. Aujourd’hui on ne te nomme pas sur la base de tes compétences mais sur ton militantisme au sein des secteurs du MPP…Depuis maintenant trois ans, ils sont arrivés en disant qu’ils étaient la solution, aujourd’hui, c’est eux le vrai problème pour le Burkina Faso » a dit Zéphirin Diabré devant une foule acquise à la cause de la manifestation.  Pour le chef de file de l’opposition, le gouvernement doit se tenir prêt car l’opposition arrive « Lorsque l’opposition somnole, le gouvernement ronfle.
Eh bien à partir d’aujourd’hui, que les gens sachent que les marches et meetings reprennent désormais au Burkina Faso
 » a prévenu Zéphirin Diabré. Pour le représentant de l’union d’action des OSC, Siaka Coulibaly, la manifestation a raison d’être.  « La présente marche-meeting est plus que nécessaire, il faut secouer le gouvernement pour qu’il se réveille » a-t-il laissé entendre.

La Rédaction.

 

 

 

 

 

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