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Gestion de la crise de l’école malienne : Dr Boubou Cissé face à l’histoire

En vue de trouver une solution à la crise qui secoue l’école malienne depuis plusieurs mois, le gouvernement Boubou Cissé a décidé de prendre les choses en main à travers une rencontre le samedi 11 mai dernier à Bamako. Par rapport à cette crise, si l’ancien Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga, a montré ses limites, Dr Boubou Cissé est face à l’histoire.

Lors de cette rencontre, le chef du gouvernement, Dr Boubou Cissé, avait à ses côtés le Médiateur de la République, le doyen  Baba Akhib Haïdara,  les parents d’élèves, l’AMSUNEN, l’AEEM, les chefs coutumiers et religieux et les partis politiques représentés à l’Assemblée Nationale.

Il a été décidé de la mise en place rapide d’une commission de conciliation et de bons offices afin d’accélérer les négociations.

Devant les parents d’élèves, l’AMSUNEN, l’AEEM, les chefs coutumiers et religieux et les partis politiques représentés à l’Assemblée Nationale, Dr Cissé, décidé et déterminé à faire sortir l’école malienne de l’ornière, a fait appel aux ressorts culturels de la nation malienne et à la conscience collective de l’ensemble des acteurs. C’est ce qui a poussé le chef du gouvernement à préciser ce qui suit : « Je pense que chacun ici est conscient que notre pays, notre cher Mali, traverse une zone de turbulence. C’est une période pendant laquelle certains faits et gestes pourraient faire douter de la solidité du Mali en tant qu’Etat, même en tant qu’Etat-Nation. C’est un doute que nous devons chasser, en puisant dans le fond de nous-mêmes, pour faire vibrer le sentiment d’appartenance au Mali, ce sens patriotique qui a permis à nos ancêtres de créer l’Empire du Mali, aux Pères de l’indépendance de nous délivrer de l’emprise du colonialisme et d’acquérir notre indépendance, et aujourd’hui à nos vaillants soldats de protéger l’intégrité de notre territoire au risque de leurs vies ». Il estime que permettre aux enfants maliens de retrouver les chemins de l’école est une impérieuse nécessité pour donner une nouvelle impulsion à l’école malienne. Le Premier ministre a donc invité les uns et les autres à sauver l’école malienne.  Il estime qu’il est difficile de sauver l’école malienne s’il n’y a pas d’écoles. Selon lui, il est important de permettre à nos enfants de reprendre le chemin de l’école.

Dr Cissé a appelé les uns et les autres au sens élevé du patriotisme afin de trouver une solution à la crise qui secoue l’école malienne.

Pour la résolution de cette crise qui ne dit pas son nom, la balle est aussi dans le camp du Médiateur de la République, le doyen  Baba Akhib Haïdara, qui est chargé de réunir les différents acteurs de la crise afin de sauver l’école malienne et éviter une année blanche.

Selon le porte-parole du gouvernement, M. Yaya Sangaré, les points de blocage sont en train d’être levés. Il a noté que le gouvernement s’est dit ouvert à toutes sortes de négociations pourvu qu’elles restent dans le seul cadre de la loi et également dans la soutenabilité budgétaire de l’Etat.

Abdoulaye TRAORE

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