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COP 14 de New Delhi: La Société Civile Malienne prépare son document

Le Réseau des Femmes pour les Droits  Environnementaux (REFEDE-Mali), sous la houlette de sa présidente, Mme Kouyaté Goundo Sissoko, prépare le papier de position de la Société Civile du Mali, en prélude à la Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la Désertification (COP 14) qui se tiendra du 02 au 13 Septembre 2019 à New Delhi.

Il faut retenir que le Réseau des Femmes pour les Droits  Environnementaux (REFEDE-Mali) a pour mission de promouvoir la gouvernance dans le renforcement de la justice environnementale, les droits environnementaux, le droit au développement durable et la gestion équitable de l’accès aux ressources naturelles au Mali.

Il ressort des données que le Mali est en proie à des phénomènes de désertification importants qui ne sont pas sans conséquence sur la pauvreté et la sécurité alimentaire des populations, en particulier celles vivant en milieu rural. L’éradication du processus de dégradation des terres est indispensable au maintien des activités économiques des populations rurales. La dégradation des terres consécutive aux modifications écosystémiques engendre une perte de la productivité des sols et donc des pertes de revenu agricole considérables. Ainsi, la dégradation des sols est coûteuse à la fois pour l’agriculteur/éleveur (environ 68% de la population), pris individuellement, sous forme de perte de productivité et de revenu.  Selon la présidente du Réseau des Femmes pour les Droits Environnementaux (REFEDE-Mali), Mme Kouyaté Goundo Sissoko,  c’est dans ce cadre que la quatorzième session de la Conférence des parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (COP14) vise à inverser la dégradation des sols, tout en accélérant les réalisations positives pour les peuples et les écosystèmes afin de contribuer à l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD). Selon Mme Kouyaté, la COP14 mettra l’accent sur les lacunes critiques en matière de gestion et de planification des terres, mais également sur des actions pratiques visant à garantir les succès obtenus qui deviennent de plus en plus évidents sur le plan biophysique, pour accroître le bien-être humain partout. Il ressort des données qu’à New Dehli, il est attendu plus de 3 000 participants du monde entier. Ils sont composés des ministres de 196 pays, des scientifiques et des représentants de gouvernements nationaux et locaux, d’organisations non gouvernementales, de responsables de villes, du secteur privé, d’experts du secteur, de femmes, de jeunes, de journalistes, de groupes confessionnels et communautaires qui vont partager leur expertise et se mettre d’accord sur les solutionsles plus viables.

Selon Mme Kouyaté Goundo Sissoko, il s’agit de mettre en commun les points de vue de la société civile malienne reflétant les réalités du terrain, avec des propositions de solutions concrètes, permettant de défendre la position du Mali dans une déclaration lors des discussions à la COP 14.

Abdoulaye TRAORE

 

 

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