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Burkina Faso : Le général Gilbert Diendéré plaide non coupable

Les auditions se poursuivent au tribunal militaire dans le cadre du procès du coup d’Etat manqué de septembre 2015 au Burkina Faso. Ce lundi 26 novembre 2018, c’est l’un des cerveaux présumés du putsch, le Général Gilbert Diendéré qui a été appelé à la barre. L’officier général a plaidé non coupable.

 « Je n’ai ni commandité, ni planifié, ni organisé, ni exécuté ce que les gens ont appelé coup d’Etat ou coup de force. J’ai assumé une situation donnée sur conseils des sages médiateurs et sur accord de la hiérarchie militaire. a dit le général Gilbert Diendéré à l’entame de son audition.  «Je me suis vu obligé de me porter au-devant des choses bien que n’ayant pas moi-même été associé à la préparation. Je me suis dit que s’il fallait laisser les sous-officiers gérer la situation, ça n’allait pas bien se passer » a poursuivi cet officier général de 60ans, surnommé la boîte noire du régime de Blaise Compaoré par certains.

Le général Gilbert Diendéré a fait le résumé des événements des 16 et 17 septembre 2015. Il explique qu’après l’interruption du Conseil des ministres par des éléments de l’ex-RSP et la séquestration de certaines autorités de la transition dont le président Michel Kafando et le premier ministre, Yacouba Isaac Zida, une réunion de la hiérarchie militaire et des personnes de ressources comme l’ancien président, Jean-Baptiste Ouédraogo et l’archevêque de Bobo, Mgr Paul Ouédraogo a eu lieu au ministère de la défense. A cette rencontre, il a été décidé de rencontrer les hommes relate le natif de la province du Passoré dans le nord du Burkina. « L’intransigeance des éléments ayant été constatée par les facilitateurs, il a été recommandé que le pouvoir d’Etat soit assumé par les forces armées nationales. Cette recommandation n’a été nullement contestée par les responsables militaires sous prétexte qu’ils n’ont pas été associés à la préparation. Je me suis vu obligé de me porter au-devant des choses bien que n’ayant pas moi-même été associé à la préparation », a-t-il déclaré. Selon lui, il avait été dit de laisser les éléments assumer ce qu’ils ont commencé. «Je me suis dit que s’il fallait laisser les sous-officiers gérer la situation, ça n’allait pas bien se passer », a –il ajouté.

Le général Gilbert Diendéré est poursuivi pour attentat à la sûreté de l’Etat, meurtre, trahison, incitation à commettre des actes contraires au règlement et à la discipline, coups et blessures volontaires.

Son audition qui a commencé ce lundi prendra plusieurs jours.

 

La Rédaction

 

 

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