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Bande Sahélo sahélienne : Qui est le Général Gamou au front de la lutte anti-terroriste ?

Dans la lutte contre les groupes armés terroristes dans la bande sahélo sahélienne surtout aux frontières des trois pays que sont le Mali, le Niger et le Burkina, il est un monsieur dont l’action se passe de commentaires. Son nom, le Général de Division, El Hadj Ag Gamou. Chef de tribu et président du conseil supérieur des Imghads et alliés, il est un allié de Bamako. Redouté et très charismatique, le Général Gamou est un homme de terrain. Toujours au front avec ses hommes du Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (GATIA), il combat les groupes armés terroristes aux frontières des trois pays et  s’oppose également à la partition du Mali.

Le Général Gamou est né en 1964 (55 ans en 2019) à Tidermène, dans le cercle de Ménaka.  Il est touareg de la tribu  Imghad. Sa formation militaire commence à 16 ans où il intègre l’armée libyenne. Il y subit une formation qu’il va parfaire par la suite en Syrie. Après sa formation, le jeune militaire est vite envoyé au front, notamment dans la guerre du Liban aux côtés des Palestiniens. Ag Gamou a aussi fait la guerre entre la Libye et le Tchad.

De la rébellion touarègue  à l’armée malienne

Après la Libye, Ag Gamou est de retour dans son pays pour prendre une part active dans la rébellion touarègue de 1990- 1996. Très charismatique et meneur d’hommes, Ag Gamou intègre les forces armées maliennes à partir de 1996 suite aux accords de paix. Il est envoyé en formation à l’école militaire de Koulikoro puis affecté à sa sortie dans  la région de Ségou en tant qu’officier d’état-major. Après une mission des Nations Unies dans la guerre en Sierra Léonce, Ag Gamou est muté à Gao pour ensuite prendre le commandement de Kidal en 2005.

En première ligne contre les rébellions de 2007-2009 et 2012

De 2007 à 2009, dans la région de Kidal, Gamou affronte la  rébellion touarègue de l’ATNM menée par Ibrahim Ag Bahanga (tué par la suite dans un accident de voiture).  Il mène l’opération Djiguitugu et détruit les bases des rebelles. Cette victoire va lui valoir une promotion. En effet, en 2010, il est nommé chef d’Etat-major particulier adjoint par le président ATT.

Le Général Gamou avec des soldats sur le terrain

En 2011, Ag Gamou, alors Colonel est de retour sur le terrain, son domaine de prédilection. Il y est envoyé par son patron, le président ATT pour tenter de rallier les 2000 à 4000 soldats touaregs ayant quitté les rangs de l’armée de Kadhafi pour rejoindre le Mali. En 2012, il mène la bataille de Kidal contre les rebelles touareg  et ensuite à Tessalit. On retient, son opération d’exfiltration de plusieurs soldats de l’armée malienne alors encerclés par la rébellion du MNLA à Kidal. Il va trouver refuge avec ses hommes au Niger, lesquels reviendront ensuite au Mali en passant par le Burkina. Quant au Colonel-Major Gamou, il reste en terre nigérienne plusieurs mois durant.

Retour au front en 2013

Après 10 mois au Niger, Ag Gamou est de retour au Mali  en Janvier 2013, où il prend part à la reconquête du Nord avec ses hommes aux côtés des soldats français de l’opération Serval. Avec ses hommes, Gamou s’empare de Ménaka et Gao. Cependant, les rebelles reviennent à la charge, obligeant Gamou et ses hommes à livrer une bataille acharnée contre les rebelles du MUJAO à Gao.

Avec son ami, Didier Dacko, alors colonel-major, il s’impose d’Anéfif aux mains du MNLA. En septembre 2013, Ag Gamou est promu général de brigade.

A la tête du GATIA contre la partition du Mali et contre les groupes armés

En août 2014, le Général Gamou porte sur les fonds baptismaux, le Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (GATIA). Il a pour objectifs : le maintien de l’Azawad au sein de la République du Mali et la défense des intérêts de la tribu des Imghad dont il est issu. Le GATIA est donc contre la partition du Mali par l’indépendance du Nord pourtant réclamée par certains groupes armés. Des combats ont souvent lieu entre les différents groupes armés, chacun ayant sa zone de domination. Le GATIA est établi dans les environs de Bourem et dans les localités de Tarkint er Tabankot près d’Anéfis. Il disposerait également d’une base entre Gao et Kidal.

Le Général Gamou (en blanc) en mission de sensibilisation sur le terrain

Un travail de sécurisation aux frontières des 3 pays (Mali-Niger-Burkina)

En plus de lutter contre ceux qui souhaitent et travaillent pour l’indépendance de l’Azawad, Ag Gamou, désormais Général de Division, et ses hommes font un énorme travail de sécurisation sur le territoire malien mais également aux frontières entre le Mali, le Niger et le Burkina. Le Général El hadj Gamou a conduit plusieurs opérations avec ses hommes ou souvent en synergie avec d’autres armées pour traquer des groupes terroristes et autres bandits de grands chemins qui opèrent à cheval entre les trois pays.

A l’intérieur du Mali, il participe à la sécurisation de plusieurs régions. On retient l’opération conjointe avec les FAMAs de sécurisation des populations de Tessit dans le gourma avec distribution de médicaments et de vivres aux populations. Le premier ministre, Dr Boubou Cissé l’a associé lors de sa récente tournée dans la région de Mopti.

Le Général Gamou lors de la visite de Dr Boubou Cissé dans la région de Mopti

 

Le Général El Hadj en dépit de ce travail important dans le maintien du Mali dans ses limites territoriales, mais également dans la lutte contre le terrorisme, reste cependant incompris par certains acteurs politiques et militaires maliens, et inconnu dans un pays comme le Burkina. Fidèle à sa réputation qu’est la discrétion, le Général El Hadj Gamou continue son travail, jour après jour sur le terrain, pour un Mali un et indivisible et pour une sous-région débarrassée de ces groupes terroristes.

 

 

 

 

 

Sources : Google, page facebook du Général et recherches personnelles

Auteur : 7 Actu.net

 

 

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