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AN IV de l’insurrection populaire au Burkina : la nation honore la mémoire des victimes

Le Burkina Faso commémore ce mercredi 31 octobre 2018, le quatrième anniversaire de son insurrection  populaire ayant conduit au départ du pouvoir de Blaise Compaoré. Lors de ces événements contre la modification de l’article 37 de la constitution, plusieurs personnes ont été tuées et d’autres ont été blessées. Ce mercredi, le président du Faso, Rock Marc Christian Kaboré a honoré la mémoire des disparus en déposant une gerbe de fleurs au monument des martyrs  et souhaité un prompt rétablissement aux blessés.

 

Minute de silence avec la sirène, dépôt de gerbe de fleurs,  sonnerie  aux morts exécutée par la fanfare des forces armées nationales et hymne national, tels ont été les points saillants de la cérémonie officielle de commémoration de l’an IV de l’insurrection des 30 et 31 octobre 2014

Le Président du Faso qui a présidé la cérémonie,  a salué la mémoire des différentes victimes qui se sont battues pour la démocratie. Pour Roch Marc Christian Kaboré, la date du 31 octobre est un jour de reconnaissance vis-à-vis de ces héros et un jour d’introspection. Pour lui, la réflexion ne saurait être menée sans un hommage à ceux qui ont payé de leur vie pour que vive la démocratie dans notre pays. Le Président du Faso a salué la prise de conscience du peuple burkinabè lors de ces événements, et dont l’attitude constitue un exemple pour d’autres peuples.

Le président KABORE dépose une gerbe de fleurs

Certains acteurs de la société civile réunis au sein de la Coalition Contre la Vie Chère (CCVC) ont aussi commémoré cet anniversaire par une marche meeting au cours de laquelle, ils ont fait un réquisitoire du pouvoir en place. Un pouvoir qu’ils critiquent pour son manque de solutions aux défis actuels du pays à savoir lutte contre le terrorisme, mauvaise gouvernance…

Quant aux blessés et les parents des disparus, ils réclament vérité et justice sur ces événements d’octobre 2014. Ils demandent également plus d’égards de la part des pouvoirs publics.

L’opposition politique réunie au sein du Chef de File de l’Opposition (CFOP), elle, n’a pas participé à la commémoration. Pour le CFOP, l’heure n’a pas à la commémoration car les manquements d’avant octobre insurrection demeurent pendants.

 

La Rédaction  

 

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