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5e sommet du G5 Sahel : Encore des engagements à Ouagadougou

Les chefs d’Etat des pays membres du G5 Sahel se sont réunis ce mardi 5 février à Ouagadougou en session ordinaire. Une rencontre pour faire l’état des lieux de la situation sécuritaire dans l’espace mais également de l’opérationnalisation de la force conjointe. Au bilan, on note que la situation est toujours préoccupante et la force attend toujours d’atteindre sa vitesse de croisière.

A Ouagadougou, les Chefs d’Etat ont une nouvelle fois exprimé leur profonde préoccupation face à la menace persistante du terrorisme et d’autres formes de criminalité dans la région. A preuve, les attentats terroristes de ces derniers jours au Burkina Faso, au Mali, au Niger et au Tchad.

De l’opérationnalisation de la force conjointe

 Au regard de ce qui précède, il est important que la force conjointe assume toutes ses prérogatives sur le terrain. Ils se sont alors engagés à la rendre pleinement opérationnelle dans les meilleurs délais. Et pour y parvenir, les 5 présidents tout en réaffirmant leur volonté de mobiliser davantage de ressources internes à son profit demandent également aux partenaires de tenir leurs engagements.

A Ouagadougou, les dirigeants du G5 Sahel ont réitéré leur appel au Conseil de Sécurité des Nations Unies à examiner favorablement leur requête de placer la Force conjointe du G5 Sahel sous le chapitre VII de la Charte des Nations Unies. Ils plaident également en faveur d’une coopération plus étroite entre le G5 Sahel et les Nations Unies et saluent, à cet égard, l’engagement et le soutien constants du Secrétaire Général de l’ONU aux efforts du G5 Sahel.

Des conflits communautaires dans l’espace

Face à la recrudescence des conflits inter communautaires dans certains pays du G5 Sahel, les Chefs d’Etat appellent les populations à cultiver la tolérance pour une meilleure cohésion sociale et les exhortent à collaborer étroitement avec les Forces de Défense et de Sécurité dans la lutte contre le terrorisme. Cette déclaration intervient après le massacre de près de 300 peulhs au Burkina et au Mali par d’autres communautés. Relevant le caractère sensible des risques permanents de tension sociale, ils appellent les médias à un traitement responsable des informations concernant les attaques terroristes et les conflits inter communautaires.

Les Chefs d’Etat se disent également préoccupés par la perturbation des activités socio-éducatives avec la fermeture d’écoles dans certains pays du G5 Sahel. Ils ont relevé la nécessité de la prise de mesures fortes pour la reprise des activités scolaires.

Autre décision de cette 5e réunion ordinaire, c’est l’implantation du Centre Sahélien d’Analyse des Menaces et d’Alertes Précoces (CSAMAP) à Ouagadougou, à l’image du Collège de Défense à Nouakchott, du Centre Sahélien de Sécurité à Bamako, de l’Académie Régionale à Koundoul, du Centre de Fusion des Renseignements à Niamey.

C’est le président burkinabè, Rock Marc Christian Kaboré qui assure désormais la présidence du G5 Sahel. Quant au prochain sommet ordinaire, il se tiendra en février 2020, à Nouakchott, en Mauritanie.

 

La Rédaction

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